Nous (apiculteurs) conjuguons 2 facteurs pour produire des miels avec des appellations différentes.
- Sur un même lieu: par séquence de floraison
Les abeilles ne vont pas butiner les mêmes fleurs en avril ou en juin. Par exemple une ruche à Fontainebleau va d’abord butiner les fleurs de printemps que sont les cerisiers, pommiers, saules, pissenlits, aubépines, colza, etc… Nous récoltons les ruches à la floraison des aubépines et avant que les fleurs d’acacia ne s’ouvrent.
On remet des hausses vides sur les ruches à l’ouverture des fleurs d’acacia. Les hausses sont des étages que l’on ajoute sur la ruche et qui ne servent qu’à la récolte de miel.
On récolte ces hausses dès que l’acacia a fini de fleurir, généralement fin mai. Début juin, on repose des hausses à l’ouverture des fleurs de châtaignier pour produire du miel de châtaignier et du miel de Forêt là où la densité de châtaigniers est moins importante. - En déplaçant les ruches : par transhumance
Pour produire du miel de Tilleul par exemple, nous pratiquons la transhumance. Nous n’avons pas de tilleuls en forêt de Fontainebleau ou très peu car le type de sol de n’est pas favorable au tilleul. Mi-juin, nous transportons une partie du cheptel en forêt de Chantilly qui est l’une des forêts françaises les plus denses en tilleuls. Une fois que nous avons récolté le miel de tilleul, nous emmenons ces ruches en Champagne pour qu’elles bénéficient des fleurs de Luzerne et profitent des dernières fleurs avant l’hiver.
