Alumage de l'enfumoirUn reportage digne d’un grand reporter

Voici un reportage photo réalisé par Jean-Paul Batisse, photographe et apiculteur à Vaux le Pénil.

Nous le remercions chaleureusement pour ces superbes prises de vues. Effectivement, il n’est pas facile d’opérer un appareil au milieu d’un rucher, les abeilles perçoivent souvent ce gros œil comme un ennemi. C’est encore plus vrai lorsqu’on récolte.

En effet, pour récolter, nous brossons les abeilles pour qu’elles redescendent dans le corps de la ruche. Une partie d’entre-elles s’envolent et vous pouvez voir sur certaines photos de petits nuages d’hyménoptères.

La récolte du miel de printemps est très belle cette année

Il s’agit ici de la récolte du Miel de Printemps en mai 2020. La météo clémente a autorisé de superbes floraisons sur les nombreux cerisiers et pommiers, sur les aubépines, sans oublier le colza ou les pruneliers. C’est donc une récolte généreuse directement liée aux conditions climatiques très favorables et à l’excellente santé de nos abeilles.

Ces photos sont prises à Dannemois et Soisy sur Ecole, dans le Parc Naturel du Gatinais français. Le Parc est la continuité directe de la forêt de Fontainebleau et on y croise d’ailleurs les fameux rochers qui effleurent des champs ou ornent les bosquets.

Une tâche manuelle avant tout

Le reportage est très complet, on peut voir le matériel « high tech » que nous utilisons : enfumoir, brosse très douce en crin de cheval, brouette de chantier. Car en récolte, c’est l’organisation, le biceps et la rapidité qui comptent avant tout.

La remorque a deux essieux et peut porter jusqu’à 2,5t. En effet, chaque hausse pèse entre 30 et 40Kg. La hausse est une sorte d’étage que l’on pose au dessus du corps de la ruche. Elle est en bois et contient les cadres que les abeilles remplissent de miel.

Entre le corps de la ruche et la hausse, nous mettons une grille à Reine. Ainsi, la reine ne peut pas monter dans la Hausse. Cela permet de ne pas avoir de couvain (œufs et larves d’abeilles) dans la récolte et de préserver toutes les futures ouvrières dans le corps de la ruche.

Merci à Charlotte, Guillaume, Alain et Arnaud pour leurs bras et leur bonne humeur.

Photos © Jean-Paul Batisse.