Des rendements historiquement faibles

Nos ruches ont eu beaucoup de mal à se nourrir en 2021. Il n’y a qu’au mois de juin qu’elles ont pu produire un tout petit peu de surplus qui nous a permis de récolter sur les colonies les plus fortes. Nous accusons -85% de récolte par rapport à l’an passé.

Pour trouver une année d’aussi faible récolte, il faut reculer de 44 ans, en 1977. C’est particulièrement marqué dans la moitié Nord et le Centre de la France. Après un hiver doux (plus de 20° fin février), le mois de mars a été froid et sec. Ensuite, il faut remonter à 1933 pour trouver autant de jours de gel en avril que cette année. Ces gelées ont détruit les fleurs des arbres fruitiers ainsi que les fleurs d’acacia.

Du gel, suivi de froid et de pluie

Même l’élevage de reine a été impacté puisque 3 semaines de pluie et froid au mois de mai ont empêché de nombreuses reines de faire leurs vols de fécondation. Sur cette période, nous avons noté de nombreuses reines rejetées par les ouvrières car dans l’incapacité de se faire féconder.

Le froid s’est prolongé jusqu’à fin mai et les quelques fleurs d’acacia qui n’avait pas gelées ont été essorées par les pluies. Les mois de juin, juillet et août ont été particulièrement pluvieux et n’ont pas permis aux abeilles de trouver du nectar en quantité suffisante.

Des risques sur l’hivernage des ruches

En septembre, les lierres ont partiellement renforcés les colonies d’abeilles avec d’importants apports en pollen et plus aléatoires en nectar. Nous sommes toutefois inquiets pour l’hivernage de notre cheptel car les conditions météo de 2021 ont également provoqué le développement du parasite varroa.

Nous avons décidés de conserver nos salariés lors de la saison apicole malgré des revenus quasi inexistants cette année. Les récoltes sont en effet l’essentiel de nos revenus. Nous avons développé le cheptel en 2021 par la création d’essaims plus nombreux. Ils hiverneront en ruchettes et seront introduits en ruche en avril ou en mai 2022, si la météo l’autorise.